Bilan détaillé non exhaustif de notre participation au festival Emergenza 2014-2015.

05/07/2015 23:05

Vous nous avez suivis dans ces 9 mois d’aventure tout au long de notre participation au festival Emergenza et nous vous en remercions. Je tiens à partager avec vous un bilan de ces 9 mois, une mise en lumière du chemin que nous avons parcouru à travers les différentes étapes jusqu’à la finale nationale. C’est aussi un gage de sérieux de notre travail : nous nous sommes impliqués à fond pour en arriver là et nous tenons à partager avec vous tous ces moments que vous ne soupçonnez pas.

 

Je vais donc vous proposer un bilan moral, matériel et logistique, financier, et vous parler tout particulièrement de la finale nationale du 14 juin au Bataclan à Paris, du classement et des prix reçus ainsi que d’un incident qui nous a marqués. Après la conclusion et les remerciements, j’adresserai un message aux différents groupes.

 

Bilan moral

 

En inscrivant le groupe, j’étais intéressé par le concept d’Emergenza : faire un concours entre différents groupes émergents et choisir l’un d’entre eux pour représenter la France en Allemagne, en fonction de sa capacité à mobiliser le public, par la qualité de sa musique et de sa prestation scénique. Les groupes passent d’une étape à l’autre par le vote du public, sauf pour la finale nationale où le vote du public est complété par un vote du jury.

 

On dit que dans une compétition, ce n’est pas toujours le meilleur qui gagne. Nous sommes de ceux et celles qui pensent que la musique n’est pas une compétition mais juste une mission.

En musique, les rencontres et échanges  peuvent toujours catalyser la créativité, le Reggae en est un produit : en effet, ce sont les rencontres et échanges entre  musiciens qui a fait évoluer le Jazz au Ska, du Ska au Rocksteady, puis au Reggae.

 

Pendant ces 9 mois,  ce n’est pas l’esprit de compétition qui nous guidait, notre objectif était de donner et partager ce qu’on a, ce qu’on est, ce qu’on sait faire.

Notre mission était de prouver au public, à Emergenza France et au jury de la finale nationale que nous sommes ce nouveau groupe émergent capable de mobiliser le public reggae parisien, avec sa diversité.

Pendant ces 9 mois, on a fait de belles rencontres, de personnes, de groupes avec lesquels on a sympathisé, partagé des salles, des scènes, des loges, en toute convivialité et dans le plus grand respect des uns et des autres. Nous avons partagé notre musique avec le public que nous avons ramené, mais aussi avec le public d’autres groupes, qui restait spécialement pour voir notre prestation, nous soutenir et nous encourager.

Je suis personnellement allé à la rencontre des gens, j’ai discuté et échangé avec eux en vrai sans le masque d’artiste, parlé de mon groupe, du festival Emergenza et son concept, malgré la confrontation aux doutes de certains. J’ai aussi invité des musiciens, des artistes ou des groupes rencontrés à aller s’inscrire au festival.

Nous avons joué dans des salles aussi belles que prestigieuses,  Le Backstage O Sulivan, le  New Morning, le Bataclan…..

Comme tous les groupes, nous avons bénéficié de l’accompagnement d’Emergenza, à travers les réunions de débriefing et de préparation des différentes étapes. Cet accompagnement concerne les arrangements musicaux, les prestations scéniques, la mobilisation du public et la gestion de la billetterie.

Nous avons pu ainsi nous améliorer au fur et à mesure de nos répétitions et de nos prestations. Et en parallèle nous avons mobilisé de plus en plus de public pour les différentes dates.

 

Nous nous sommes donc inscrits au mois de septembre 2014. Nous avons tout de suite été programmés pour le premier tour le 26 septembre au Backstage, ce qui ne nous laissait que quelques jours pour organiser le premier concert. Nous avons pu assurer cette date, malgré l’emploi du temps de certains de mes musiciens et le temps réduit pour mobiliser un public.

Les scores obtenus ont été les suivants :

Premier tour : 57 voix,

Quart de finale : 96 voix

Demi-finale : plus de 200 voix (207 résultat annoncé au New Morning).

J’ai assisté à beaucoup de concerts du festival sur Paris, pour soutenir les groupes qui me plaisaient, et distribuer des flyers pour nos dates. J’ai pu ainsi mesurer le potentiel musical et scénique des autres groupes, ainsi que mesurer la capacité de mobilisation des autres groupes pour pouvoir en mobiliser encore plus à chaque étape.

Au regard de tout cela, nous étions assez confiants pour la finale. Nous nous sommes malheureusement vus attribuer la 4ième place au classement national.

 

Bilan matériel et logistique :

 

Pendant ces 9 mois, j’ai travaillé au four et au moulin. Manager du groupe, chanteur, gestionnaire de la billetterie, j’ai aussi assuré la promotion des dates de concert.

 

 J’ai préparé cette aventure en multipliant les initiatives pour mettre toutes les chances de notre côté, j’ai essayé de travailler de façon méthodique, logique et rationnelle en tenant compte des différents paramètres.

 

J’ai assuré toute la promotion de nos concerts, qui était complètement à notre charge :

- Design et graphisme des supports de communication (affiches, flyers…).

-Des centaines d’affiches collées dans Paris, en luttant parfois contre les forces de la nature : vent, pluie, froid, avec le souvenir de mes mains qui gelaient à 2h ou 3h du matin et j’allumais mon briquet pour réchauffer mes mains puis continuer à coller des affiches, et les mots de soutien et d’encouragement des gens qui passaient. Pendant les attentats de janvier 2015 à Paris, je continuais à coller les affiches nuits et jours quand la plupart des Parisiens s’enfermaient chez eux.

- Des milliers de flyers distribués, le plaisir du contact avec les parisiens, avec vous, avec le public reggae que je rencontre depuis toujours. Un grand merci aux amis et à toutes les bonnes volontés qui nous ont aidé à la distribution, et aux salles et studios qui ont accepté que je dépose des flyers.

- Une communication sur les réseaux sociaux, le bouche à oreille, à la radio mille pattes, et à travers une interview d’Emergenza.

 

Au niveau logistique :

-Le backline et la sonorisation ont toujours été fournis par Emergenza et ses partenaires (salles…)

-Les instruments : apportés par les musiciens, sauf la batterie qui est également fournie par Emergenza et ses partenaires. A la finale, mon batteur a amené sa caisse claire.

-Les ingénieurs de son : toujours fournis par Emergenza, sauf pour la finale où j’ai préféré compléter leur équipe par un ingénieur de son qui a déjà travaillé sur mon album.

 

La billetterie :

Le principe d’Emergenza est de fournir des billets, à vendre nous-mêmes. A chaque étape, un nombre de ticket déterminé à vendre est donné à chaque groupe, qui en fonction du nombre de tickets vendus, peut avoir droit à des tickets gratuits qui peuvent être vendus ou donnés. C’est la seule rétribution éventuelle du groupe, qui n’est pas rémunéré pour son passage sur scène.

Les groupes ont aussi la possibilité d’avoir la bande sono du concert et/ou les enregistrements vidéo, en fonction du nombre de places vendues.

 

Bilan financier :

 

Bilan financier de la billetterie :

Le bilan financier ci-dessous ne tient pas compte des places achetées directement sur internet ou sur place lors du concert. Je n’ai pas connaissance de ces ventes.

 

 

Tickets à vendre/vendus

Tickets gratuits

Prix du ticket

Recettes des ventes

Nombre de voix

1er tour

50/50

0

10 €

500 €

57

¼ finale

90/90

10/10

10 €

900 €

96

½ finale

160/160

60/60

12 €

1920 €

207

finale

200/200

100/100

15 €

3000 €

4ième place

Les recettes des ventes ont été remises en mains propres par moi-même à Emergenza.

 

Les frais engagés :

J’ai assuré le financement des répétitions en studio et des supports de communication (création, édition).

 

La finale du 14 juin au Bataclan :

 

La finale du 14 juin devait réunir 14 groupes sur scène. Au final nous étions 15 groupes, avec un léger décalage dans les horaires qui nous avaient été annoncées (nous devions passer à 21h10, nous sommes montés sur scène à 21h35).

Comme Emergenza me l’avait dit, je vous avais annoncé que la compilation Emergenza 2015, qui reprend un de nos titres « On a libérer Africa  (Alkébulan) serait distribuée gratuitement pendant cette finale. Finalement les CD n’étaient pas prêts et Emergenza n’a pas pu assurer cette distribution. Néanmoins, j’ai pu donner quelques-uns de mes CD « Les Droits de la Femme » au public.

 

Nous avons abordé cette finale de manière assez sereine, étant assez confiants quant à la qualité de notre prestation musicale et scénique, et connaissant la mobilisation du public reggae parisien venu nous soutenir ce soir-là en plus du public habituel.

Pour nous parer contre certains aléas et problèmes techniques indépendants de notre volonté,  un ingénieur de son qui a déjà travaillé sur mon album a travaillé en partenariat avec les ingénieurs de sons d’Emergenza  pour donner plus d’ampleur à l’évènement.

Malheureusement, alors que les balances s’étaient bien déroulées, il y a eu un problème important de retour pendant notre prestation, qui m’a gêné dès ma montée sur scène car c’est contraignant et rend la prestation extrêmement difficile. Un bon retour est indispensable pour une bonne prestation, pour poser sa voix sur le morceau, et un problème de retour est une catastrophe pour n’importe quel chanteur ou musicien.

Nous avons pu assurer malgré tout le show, donner et partager du plaisir avec le public présent, qui s’est déchainé avec nous .A bientôt les vidéos qui vous montreront l’ambiance lors de notre passage !!

 Nous avons fait ce que nous pouvions pour convaincre le jury que nous étions ce groupe émergent capable de mobiliser le public et faire le show sur des compositions originales…

 

Classement et Prix reçus

 

Nous sommes donc arrivés 4ième au classement national.

Le groupe vainqueur est Casablanca Driver, qui avait déjà apparemment certaines faveurs dès la demi-finale : il n’était arrivé que 4ième ex-aequo avec 176 voix lors de cette étape, et était malgré tout présent en finale, alors que théoriquement seuls les 2 premiers groupes ayant mobilisé  le plus de voix passent en finale (pour rappel, lors de notre demi-finale, nous étions arrivés seconds avec 207 voix annoncées oralement lors du concert au New Morning).

 

Le Maestro Moctar Wurrie, notre chef d’orchestre, a été nommé meilleur claviériste, et a reçu 1 pied de clavier… Et Valess a été nommé meilleur bassiste et a reçu 1 guitare basse.

 

Avec tout le respect que j’ai pour l’équipe d’Emergenza France, le public, le jury, les musiciens et tous les groupes qui ont partagé la scène avec nous, au nom de notre groupe, je souhaite un  bon vent à Casablanca Drivers, qu’ils aillent donner le meilleur d’eux même en Allemagne pour bien représenter la France, notre pays.

 

Un incident

 

Un incident s’est produit à la fin de la finale, basé sur des préjugés racistes, monté dans le but de déclencher une bagarre et salir mon image, celle de mon groupe et de ceux qui nous soutiennent. Nous avons été accusés à tort, agressés verbalement et physiquement. De la part d’un groupe que j’ai reconnu sur les photos de la finale mais que je ne nommerai pas ici, je suis particulièrement choqué, et triste pour eux et pour Emergenza. Je ne manquerai pas de suivre très attentivement leur parcours.

Je ne tolère pas qu’on s’en prenne à mon image, à  l’image de mes musiciens, de mes choristes et du public qui nous suit.

 

Pour les clichés, je tiens aujourd’hui clarifier certaines choses à toutes celles et à tous ceux qui nous suivent et nous soutiennent:

-Mes musiciens sont des personnes respectables et respectées dans le milieu musical, qui ont des années d’expériences derrière eux, qui jouent un peu partout dans le monde, dans toutes sortes de salles, dans les festivals et avec différents artistes, Français, Africains, Jamaïcains… Depuis le début de cette aventure, ils se sont toujours montrés respectueux et courtois envers tous.

-Le public qui nous suit ne s’est jamais montré agressif, violent ou irrespectueux envers les autres publics, groupes ou organisateurs d’Emergenza.

-En ce qui me concerne, mes rapports avec l’équipe d’Emergenza France, avec les différents intervenants et les musiciens des différents groupes ont toujours été respectueux, courtois, sincères.

-Je suis un artiste indépendant et j’ai choisi de m’investir dans mon projet musical par conviction, à la fin de mes études supérieures de santé publique. Ce projet musical a pour but de partager et faire entendre mes valeurs que je porte toujours en moi : révéler des souffrances et contribuer à apporter des solutions pour un monde meilleur pour les générations futures. Je suis intègre et ne tolère pas qu’on me fasse passer pour ce que je ne suis pas.

Je suis Rastaman, je crois en l’Amour du prochain, l’égalité et la fraternité universelle, la non-violence… qui font partie de la philosophie Rasta. C’est mon style de vie et je l’applique au quotidien….

Je connais la violence qui existe en chaque humain et j’y ai renoncé. Pour moi il y a la communication, la force des mots. Aussi longtemps qu’existeront la parole, les mots et l’écriture, je ferai en sorte de ne pas avoir à utiliser la force physique ou la violence comme moyen d’expression.

 

J’ai des valeurs auxquelles je tiens, que j’essaie de partager avec mes musiciens et choristes et aussi le public qui nous suit.

 

J’ai une hygiène de vie que j’ai choisie, que j’aime et que je respecte :

Je ne bois jamais d’alcool, ni cocaïne, Héroïne, cracks, amphétamine et dérivés…. Je ne prends aucune boisson psychotrope ou champignons hallucinogènes.

Je ne bois pas d’excitants : ni café, ni thé, ni coca-cola….

Je suis végétarien, je ne mange pas de viande et ne tue pas les animaux. Je déteste la violence.

Et à chaque fois que je suis confronté à une situation de violence physique, je fais ce que je peux pour apaiser la situation, comme cette soirée-là où je me suis interposé pour que la violence ne prenne pas le dessus.

 

Débarrassons-nous des clichés et des préjugés.

 

Conclusion

 

Cette expérience de 9 mois a été enrichissante pour notre groupe, sur différents plans :

-Amélioration de la qualité  de nos arrangements musicaux en live, de notre musique, de notre prestation scénique.

-Mobilisation d’un public de plus en plus nombreux, du public reggae parisien, avoir eu la possibilité d’être au plus près de nos fans.

-De belles rencontres, échanges avec des personnes, groupes, publics, pouvoir donner et recevoir

-Une expérience de tout ce qui va autour de la musique et de l’organisation d’un concert, communication, billetterie…

-Jouer dans des belles et prestigieuses salles comme le Backstage O Sulivan, New Morning, Bataclan.

-Bénéficier comme tous les groupes de l’accompagnement et des conseils du staff d’Emergenza, que je remercie pour cela.

Je pense leur avoir aussi apporté beaucoup en retour, que ce soit par la vente de centaines de billets pour ce festival leur ayant rapporté des milliers d’euros, qui ont permis, avec les ventes des autres groupes, l’organisation de ces concerts, ou par l’énorme publicité que je leur ai faite, via les affiches présentes partout à Paris et dans les studios de répétition parisiens, les flyers distribués, l’émission de radio à laquelle j’ai participé.

Même si le résultat ne reflète pas notre travail, notre parcours et les moyens que nous nous sommes donnés pour en arriver là, même si on ne s’attendait pas du tout à ce classement, et surtout malgré l’incident, notre moral reste de fer et nous ne gardons ni rancune ni colère ou haine vis à vis de qui que ce soit. Nous avons acquis pendant ces 9 mois une expérience que nul ne pourra nous enlever.

 

Dans cette compétition, les groupes gagnants n’ont pas forcément été les meilleurs musicalement et scéniquement ou les plus mobilisateurs. Il y a eu d’autres facteurs pris en compte, que je ne maitrise pas. Cette réalité rattrape et dépasse le concept initial d’Emergenza. Je n’en garde pas rancune. Nous allons prendre le positif et continuer à avancer.

Peut-être faudrait-il repenser le concept d’Emergenza et son application pratique, spécifier si la nationalité compte, et qu’ils ciblent mieux dès le début de l’aventure le style musical recherché.

 

Quand le travail, le courage et la détermination n’assurent pas la victoire, on se demande si le mérite n’est pas une illusion.

La conduite à tenir c’est de prendre le positif et continuer d’avancer comme l’oiseau qui se voit parfois obliger de refaire son nid à cause des aléas de la nature, mais qui continue toujours à chanter… .

 

Remerciements :

 

Un grand merci à nos familles, à nos amis, à notre public multicolore : Français métropolitains, Corses, Guadeloupéens, Martiniquais, Guyanais, Réunionnais, Cubains, Italiens , Espagnols, Belges, Hollandais, Allemands, Américains, Asiatiques, Brésiliens, Iraniens, Libanais, Africains du Mali, de la Côte-d’Ivoire, du Sénégal, du Maroc, Algérie, Tunisie, du Congo, de la Guinée, kenya, Tanzanie, Ile-Maurice, du Cameroun, du Ghana, Sierra-Leone, Burkina Faso, Afrique du Sud, Egypte…

Merci aux membres de la chorale Abracada’Jazz.

Merci à toutes les personnes qui nous ont soutenus depuis le début, directement ou indirectement jusqu’à maintenant.

Merci particulièrement au public Reggae des concerts et sounds systems de Paris, aux artistes et musiciens qui sont venus massivement pour nous manifester leur soutien et partager ces moments de plaisir.

Merci aux membres du jury pour leurs remarques positives.

 

Merci à tout le personnel des différentes salles et en particulier du Bataclan.

Merci à Emergenza France.

Merci aux équipes techniques.

Merci à Thierry Thycool Collet, à Pascal Châtelain, à Kasaï, à Djull ( Live and Direct), ainsi qu’à  tous les photographes et cameramen, animateurs de radio et anonymes.

Merci à tout le public présent au Bataclan pour cette finale nationale, qui s’est bien lâché avec nous.

Merci au public des différents groupes avec lesquels nous avons partagé la scène et qui se sont lâchés sur notre musique et notre show, et nous ont apporté leur soutien pendant les différentes étapes en plus de celui du public que nous avons amené….

Merci à toutes celles et à tous ceux qui nous ont un peu aidés à distribuer des flyers.

Merci  à celles et à ceux qui m’ont encouragé pendant que je collais des affiches à 2h ou 3h du matin et même pendant les jours d’attentat à Paris en janvier dernier.

Un grand respect et merci à mes musiciens et choristes.

 

Merci à vous tous, sans vous cette aventure n’aurait pas eu lieu et nous ne serions pas là où nous sommes. Que Dieu vous bénisse et vous assiste dans vos projets.

Je vous aime très fort !!!

 

Message aux différents groupes :

 

Nous ne nous sommes jamais sentis en compétition avec vous, on avait tous une mission, prouver qu’on est ce groupe émergent capable de représenter notre pays, la France, à ce rendez-vous mondial.

Vous savez à quel point vous avez bossé pour en arriver là, quel que soit votre classement final.

Vous connaissez votre potentiel musical et scénique, votre capacité de mobilisation du public, et l’accueil du public pendant votre prestation. Alors prenez le positif et continuez  votre chemin. Peut-être que nous nous croiserons de nouveau sur d’autres scènes… En attendant, sachez que c’était un plaisir pour nous de vous rencontrer et de partager des scènes avec vous en toute fraternité.

On vous souhaite le meilleur pour la suite !

 

Pour nous, le Bataclan n’était qu’un début, une étape, un aperçu du potentiel de notre groupe et de la dimension que nous sommes capable de donner à un show reggae.

 

Peace and Love,

 

Jah Sidy Boy

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Jah Sidy Boy
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